Architecture rurale

Architecture rurale

Construits à l’aide des matériaux disponibles sur place (pierre et bois), les bâtiments ruraux de Champdepraz et de Champorcher reprennent des modèles répandus dans d’autres communes de la basse Vallée d'Aoste. À Boden et à Gettaz des Allemands, les deux seuls hameaux walser connus qui soient sur la rive droite de la Doire Baltée, les constructions typiques d’origine transalpine ont presque totalement disparu.

IMG_0578_860x1290

En altitude, les étables et habitations construites dans le passé ont des dimensions très réduites, car il fallait s’adapter à des conditions environnementales difficiles. À basse et moyenne altitude les constructions présentent diverses typologies, dont certaines d’une grande valeur historique et architecturale.

Les maisons rurales peuvent être « dissociées » (plusieurs corps séparés destinés à des usages différents) ou « concentrées », avec un bâtiment unique comprenant l’habitation proprement dite (« lo pejo »), l’étable (« l’htabio ») et la grange (« lo payi(c) »). On peut distinguer encore :
la « grisse », un petit bâtiment en pierre utilisé comme séchoir pour les châtaignes (qu’on mettait à sécher en hauteur sur un plancher grillagé, ou claie, et qu’on enfumait pour tuer les parasites) ;
le « reucard », un grenier pour loger les gerbes de céréales, construit en troncs de mélèze équarris ;
le « dzerbì », un entrepôt fermé sur trois côtés, ouvert sur l’aire de battage, utilisé pour stocker les gerbes.

D’autres éléments typiques des sites ruraux sont les terrasses ou escaliers de levées de terre avec des murs en pierre sèche, et les amas de pierrailles (« meurdzere ») résultant d’une activité constante de mise en valeur manuelle des pâturages.